<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-22090758</id><updated>2012-04-16T00:38:52.148+02:00</updated><title type='text'>Adorables années</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://adorables-annees.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adorables-annees.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default?start-index=26&amp;max-results=25'/><author><name>K.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>37</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22090758.post-115713357890508466</id><published>2006-09-01T19:31:00.001+02:00</published><updated>2008-07-06T18:59:50.099+02:00</updated><title type='text'>Retour de flamme.</title><content type='html'>Dimanche 3 juillet. Je repars. Et en deux mois, tout le monde a grandi - plus personne n'a le temps. Ils voulaient se retrouver, demain, avant le grand saut, et ils ne resteront pas longtemps en fait, tous pensant à autre chose, au lundi 4, à l'emménagement, aux papiers à régler, à l'appartement pas encore trouvé, la carte imagin'R à faire faire, les lettres à rédiger. J'ai en tête cette image, une barque qui nous emmène sur une rivière calme, puis à travers les rapides, avant d'atteindre la chute, et la barque qui explose, et cette barque revient toujours, à intervalles réguliers, avec de nouveaux occupants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je repars après-demain. Je vais rencontrer ces quarante-quatre autres qui viennent de partout. Qui sont comme moi si différents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'y aura plus de posts ici. Ni nulle part. Tout simplement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;je pars aussi puisque je les vois tous partir, je vois tout partir, ne pas avoir le temps et je m'éloigne aussi et je n'ai pas le temps non plus. Pas le temps de m'attarder, pas le temps de vous voir, pas le temps de vous haïr ni de parler de trahison, juste celui de me détester, de partir, prendre la barre, saborder la barque, je ne veux pas vous garder, je voudrais mais je n'ai pas envie d'en avoir la force. Si tout ne paraît pas clair, c'est parce que rien n'est clair. C'est parce que je m'en vais, je m'en vais je vous dis, je suis sérieux, vous ne m'écoutez pas. Mes mots sonnent un vide de désespoir, pas moins qu'une absence. Sans la réflexion ; je ne veux pas me calmer. Je veux vous dire adieu, je ne sais pas pourquoi. Dimanche 3 septembre, je m'en vais. Je ne reviens pas.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22090758-115713357890508466?l=adorables-annees.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adorables-annees.blogspot.com/feeds/115713357890508466/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22090758&amp;postID=115713357890508466&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/115713357890508466'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/115713357890508466'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adorables-annees.blogspot.com/2006/09/retour-de-flamme.html' title='Retour de flamme.'/><author><name>K.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22090758.post-115638402684492929</id><published>2006-08-24T03:45:00.000+02:00</published><updated>2006-08-24T03:47:06.856+02:00</updated><title type='text'>J'avais imaginé les rêves comme une peinture inachevée.</title><content type='html'>Je parle d'évidence, et il n'y a pas d'évidence. Les rêves. Je les avais imaginés comme une peinture inachevée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai entrepris mon voyage. Et comme ça n'avait pas de sens, au fond, de lever l'ancre sans larguer les amarres, j'ai rompu les amarres, brûlé les attaches. Et puis finalement, c'est parti. A la dérive. Et je n'étais plus rien ; plus rien qu'un fragile esquif au bord d'une grande fosse remplie d'épaves de tous les âges, destiné à en devenir une à mon tour. Je l'avais accepté, j'avais dessiné ma propre chute, colorié mon départ. Et pourtant, je me demandais, encore un peu, avec ma tristesse de fond de cale, pourquoi tout s'éloigne...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis arrivé sans passé ni existence. Et sans amarres. J'ai lancé des bouteilles dans les eaux stagnantes d'une baie, et je regardais mon reflet dans une flaque d'eau au soleil de midi. Et mes traits se creusaient, et mon ombre se mouvait silencieusement au fil des heures. Pendant que je me mouvais silencieusement au fil des jours. Sans laisser de trace, sans laisser d'adresse. Sans identité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En dormant, en absence, en fermant les yeux, j'ai senti les jours me heurter, et les perspectives me faire peur ; je m'enfuyais dans des déserts de solitude, dans des chambres à fenêtre, dans des métros express, pour aller quelque part d'incertain, plus au nord. Sentir la vitesse pour battre la stagnation. En neige...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai accompagné mes longues nuits de rêves insensés. Quand je fermais la porte, la chambre se refroidissait ; quand je m'isolais, quand je m'endormais, quand je me protégeais. Alors j'ai décidé de construire, de prendre le rythme, la vitesse, la vie. La nuit était tombée, puis elle s'était relevée, et c'était le matin, je me suis levé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et j'ai vécu pendant deux mois. Au fil des chaleurs et des orages. Laissant les bourrasques être mon gouvernail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis je suis rentré. Comme on revient au port. J'avais goûté l'ellipse et je revenais ; je revenais pour perdre. Le temps perdu, c'est la vie, c'est les ellipses. J'avais pris conscience que je n'étais jamais parti, au fond. J'avais juste jeté mes peintures sous un pont comme on jette une pièce dans une fontaine. Ce ne sont que de vieilles épaves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'étais une vieille épave.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'on retape, qu'on expose, mais qu'on ne remet pas à flot. Mais c'est trop tard - oui, c'est trop tard. Et déjà, l'absence s'infiltre comme des algues mortes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Partir, c'était délaisser ma vieille peau, ma chrysalide. Et toujours, on continue de jeter les vieilles toiles par-dessus bord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois qu'il est temps de prendre de nouveaux pinceaux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22090758-115638402684492929?l=adorables-annees.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adorables-annees.blogspot.com/feeds/115638402684492929/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22090758&amp;postID=115638402684492929&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/115638402684492929'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/115638402684492929'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adorables-annees.blogspot.com/2006/08/javais-imagin-les-rves-comme-une.html' title='J&apos;avais imaginé les rêves comme une peinture inachevée.'/><author><name>K.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22090758.post-115075216061502841</id><published>2006-06-19T23:09:00.000+02:00</published><updated>2006-06-19T23:22:40.630+02:00</updated><title type='text'>Jusqu'à ce qu'amour s'ensuive.</title><content type='html'>Alors voilà, le bac c'est terminé. Mouais. Je sais pas trop quoi dire, à part que je me suis un peu ennuyé, sauf en philo c'était marrant, et puis j'ai fait du coloriage dans ma compo d'histoire-géo. L'allemand il paraît que c'était beaucoup plus dur qu'en LV1 et que c'était niveau L LV1. Bon. Coef 2 de toute façon... Bref, on verra bien, je serai juste très déçu si j'ai pas ce que j'attends.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A part ça, je pars après demain (omg !), à moi la grosse pomme. Samedi ma tante m'a gentiment emmené faire des courses, et elle a fait des chèques à tout ce que j'achetais. Mais promis on rembourse. Dimanche, j'ai enfin pu récupérer de mon manque de sommeil, j'ai dormi jusqu'à 15h. Il faisait chaud, je suis allé acheter des sacs. Aujourd'hui je me suis occupé des vaccins (stupéfaction du docteur devant les dates inscrites sur mon carnet de santé - mes rappels ont quatre ans de retard), j'ai acheté un beau carnet - mieux qu'un moleskine, si si - pour écrire, des enveloppes et du beau papier à lettres (porte-monnaie qui crie famine), ai foncé métro Alma-Marceau pour aller au palais de Tokyo, mais j'avais oublié que c'était fermé le lundi. Je suis donc allé me mêler aux touristes au Trocadéro et j'ai fait des photos. J'ai même des photos de la tour Eiffel, c'est triste quand même... Ensuite, Chatelet, et un petit groupe de théâtre de rue aux Halles. Contrebasse. Paris. Beaubourg, et c'est gratuit pour moi. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le mouvement des images&lt;/span&gt; est plutôt une bonne expo mais je ne l'ai pas terminée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ça pour dire que le temps presse et que je suis partout à la fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas s'il y aura un post avant mon départ. Je ne pense pas qu'il y en aura là-bas, mais il y a un carnet de voyage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A bientôt !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22090758-115075216061502841?l=adorables-annees.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adorables-annees.blogspot.com/feeds/115075216061502841/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22090758&amp;postID=115075216061502841&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/115075216061502841'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/115075216061502841'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adorables-annees.blogspot.com/2006/06/jusqu-ce-quamour-sensuive.html' title='Jusqu&apos;à ce qu&apos;amour s&apos;ensuive.'/><author><name>K.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22090758.post-115014870603458101</id><published>2006-06-12T23:43:00.000+02:00</published><updated>2006-06-13T14:19:41.600+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Il paraît que je passe mon bac. Mais j'ai l'impression d'être extérieur à tout ça. Et demain, je saurai probablement où je vais passer mes deux (trois ?) prochaines années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Edit : je suis admis en internat au lycée Henri IV :)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22090758-115014870603458101?l=adorables-annees.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adorables-annees.blogspot.com/feeds/115014870603458101/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22090758&amp;postID=115014870603458101&amp;isPopup=true' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/115014870603458101'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/115014870603458101'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adorables-annees.blogspot.com/2006/06/il-parat-que-je-passe-mon-bac.html' title=''/><author><name>K.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22090758.post-114976397661341929</id><published>2006-06-08T12:39:00.000+02:00</published><updated>2006-06-08T12:54:12.346+02:00</updated><title type='text'>Jusqu'à ton absence.</title><content type='html'>Sans affronter les silences. Je passe mon temps à m'agiter, pour me sentir exister ces moments-là. On combat la solitude amère comme on détourne son regard. On va voir ailleurs et on tourne le dos à tout ce qui se casse la gueule. Rire plus fort que le bruit. Et aller exister un peu plus loin de là-bas où tout pue la névrose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai haï cette carapace passive de silence pendant des années. Elle colle à la peau comme si elle était innée, et ce n'est pas tout à fait faux. Allez voir ailleurs, que voulez-vous que je vous dise, moi, c'est bon, j'ai déjà tout pleuré. Ne me demandez rien, ne me demandez rien parce que je ne pourrai pas vous le refuser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne veux pas convenir d'un face à face avec les souvenirs pour les annihiler un par un. On y perd ses plumes. Et puis je ne veux pas. Je veux croire, comme un petit garçon qui n'a jamais vu la misère du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et toi, je ne sais pas. Je ne te sais pas. Tu te meus loin d'ici, tu te fanes comme tu éclos. Tu as tort si tu penses que c'est mieux comme ça, à bas l'inquiétude, et les amours avec. Parce que ça ne marche pas. Tes silences sont des ordres.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22090758-114976397661341929?l=adorables-annees.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adorables-annees.blogspot.com/feeds/114976397661341929/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22090758&amp;postID=114976397661341929&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114976397661341929'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114976397661341929'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adorables-annees.blogspot.com/2006/06/jusqu-ton-absence.html' title='Jusqu&apos;à ton absence.'/><author><name>K.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22090758.post-114933179079070136</id><published>2006-06-03T12:25:00.000+02:00</published><updated>2006-06-03T17:29:51.940+02:00</updated><title type='text'>Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi.</title><content type='html'>J'ai pas réalisé que c'était terminé. Ou alors je ne sais pas, j'ai réalisé que c'était terminé il y a déjà bien longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était comme les autres jours mais en pas pareil. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;C'est différent&lt;/span&gt;, aurait ajouté J., s'il avait été là. En physique j'ai rédigé ce texte pour la carte de Mme A.. On a bouclé ça en philo, et elle a pleuré quand on est arrivés avec le grand bouquet de fleurs et le seau d'eau -&lt;span style="font-style: italic;"&gt; mais pourquoi un seau d'eau ?&lt;/span&gt; - et la carte en format raisin qu'H. avait préparée et sur laquelle j'avais écrit, et la fleur en peluche sur laquelle elle s'est empressée de marquer "T10 S 2005-2006" et les chocolats - &lt;span style="font-style: italic;"&gt;mais vous vous êtes dit que je pouvais encore me prendre quelques kilos dans les dents ou quoi...?&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tout ça, ça a dû vous prendre un temps fou, et moi je vous ai juste apporté des bonbons...&lt;/span&gt; - Elle était sortie pour pleurer et elle s'est remise à pleurer quand elle a lu la carte, et puis elle a dit "bon on va faire des révisions maintenant, allez..." et personne n'y a cru, il y a eu ce silence général quand elle s'est mise à me parler, j'étais gêné, et puis fatigué aussi. Je crois que je ne lui ai pas dit au revoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En bio on a travaillé très vite et on a bouclé le programme à 14h58. H. était de bonne humeur, et puis moi aussi, et le matin elle m'avait raconté des choses, ce qu'elle n'avait pas fait depuis longtemps. J'ai eu l'impression de la retrouver un peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dernier &lt;span style="font-style: italic;"&gt;cours &lt;/span&gt;de philo, on a signé les livrets scolaires et fait des photos. Il faisait beau, à l'ombre des arbres. Je les ai quittés sans vraiment les quitter, parce que je savais que je les reverrai. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Elles&lt;/span&gt;, je savais que ce n'était pas terminé, les autres je crois que je les ai laissés partir. Sans faire attention, sans rien réaliser. Je ne me rends pas compte. Plus jamais ces salles, ces gens que j'ai croisé, ces inconnus. Et tout ça. Mais si j'ai envie d'ailleurs, je veux vous revoir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22090758-114933179079070136?l=adorables-annees.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adorables-annees.blogspot.com/feeds/114933179079070136/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22090758&amp;postID=114933179079070136&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114933179079070136'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114933179079070136'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adorables-annees.blogspot.com/2006/06/maintenant-quil-fait-tout-le-temps.html' title='Maintenant qu&apos;il fait tout le temps nuit sur toi.'/><author><name>K.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22090758.post-114849800609667581</id><published>2006-05-24T20:14:00.000+02:00</published><updated>2006-05-27T20:58:59.450+02:00</updated><title type='text'>Un aéroport où personne ne m'attend.</title><content type='html'>Il y a eu ces deux jours presque sans fatigue. Les stations-service (je sais pas accorder ça), les paysages qui défilent. Des pendus, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'écume des jours&lt;/span&gt;, le communiqué de presse d'une expo de ma grande soeur lu attentivement. Le temps qui passe sans qu'on s'en aperçoive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le chemin, on n'a cessé de nous répéter d'observer les "cordons de grès armoricain", sachant que les conifères et les fougères poussent sur les terres acides, donc les massifs de grès. L'attention d'une quarantaine d'élèves portée sur quelques collines vertes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a eu les carrières, les grès de l'ordovicien et les calcaires du jurassique, les pillow-lavas et le pluton granitique à Vire. Le vieux donjon rescapé prend la couleur des lichens et demeure bien en hauteur, peu accessible, grâce aux quelques granites. La pluie lui donne un air un peu glauque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/4561/711/1600/donjonvire.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4561/711/320/donjonvire.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Courseulles, centre d'accueil. On nous promet que l'objectif du lendemain sera de voir la mer. Courseulles, et le vent a presque une odeur salée. Il fait un peu frais. Et le dîner, je les fais rire, ils sont fatigués mais pas moi. La salle de cours où l'on se tasse, un cours vaguement utile. Exercice de datation relative qui se transforme en séance de coloriage, étude de cas en histoire qui est une prise de note qui ne dépasse pas le grand un, révisions sur la phylogénie et la lignée humaine en écoutant M, Mlle A. nous l'avait promise, la chanson du bonobo, et tout ça dans des rires à n'en plus finir, et des profs qui rient avec nous ou même sans nous, qui prennent des photos. "Il paraît qu'il y a un élève turbulent par là..." "C'est lui l'élève turbulent." "Bon ben je vous prends tous les deux en photo alors" et des bras et des grands sourires. Un coup de téléphone et un grand sourire idiot collé sur le visage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Euh, Kévin, tu sens la meuf.", Spinoza nous accompagne un peu en début de soirée, et puis on éteint la lumière, des personnes sortent et rentrent dans la chambre, je ris au début et puis très vite je les engueule bien comme il faut, parce que merde, vous êtes lourds quoi...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Matin, quatre ou cinq tasses de café noir, et je finis son grand bol de thé qui fait remarquer à V. que "eh bien ça va mieux entre vous ?".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La matinée, on nous renseigne sur la partie stratégique du débarquement du 6 juin 44, et on se rend au cimetière américain d'Omaha Beach. La quantité impressionnante de croix, toutes blanches et toutes identiques, toutes alignées donne quelques frissons. On commence à sentir un vent qui soulève quelques barrières. Du cimetière, on a une vue magnifique sur la mer et la plage immaculée, il y a un peu de houle et on dirait que la mer se déplace. On n'a pas le temps d'y aller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/4561/711/1600/omaha.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4561/711/320/omaha.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/4561/711/1600/omahabeach.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4561/711/320/omahabeach.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La plage de St-Honorine des Pertes, qu'on longe sur un kilomètre environ. Parcours du combattant, c'est une plage de rochers, évidemment. Recouverte d'algues et d'eau. On glisse facilement et le vent est si fort que c'est très dangereux. Les rafales provoquent des chutes. Il ne faut pas trop s'approcher de la falaise parce qu'il y a des éboulements. On observe dans les calcaires des ammonites caractéristiques du mésozoïque (je crois...), il y en a de très belles. Quant on revient au car, elle et moi sommes seuls et discutons longuement sur le chemin. De tout et de rien. C'est presque artificiel parfois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/4561/711/1600/ammonite.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4561/711/320/ammonite.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'après-midi on s'arrête sur une autre plage, à Port-en-Bessin. Et puis un peu plus tard, on va sur un chantier, pour y trouver des ammonites. On n'a pas le droit de prélever celles qu'on trouve sur la plage. Les ammonites qu'on trouve sont souvent morcelées, les bulldozers ne sont pas très respectueux envers les pauvres calcaires du mésozoïque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On rentre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La prof de bio tente de nous faire croire que les tours qu'on aperçoit au loin servent à muscler les grenouilles. Ca marche vaguement au début, et puis... Elle nous raconte qu'on met la nourriture en haut de la tour, et que les grenouilles sont obligées de sauter pour manger, et qu'une fois qu'elles ont sauté elles se retrouvent en bas et n'ont plus qu'à remonter les escaliers.&lt;br /&gt;Des tours de 112m, elle nous dit. J'ose pas parier sur l'état des grenouilles après.&lt;br /&gt;Les tours de la centrale EDF. Oui, vous savez, EDF comme élevage de grenouilles frenchies.&lt;br /&gt;Oui bon...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le micro est une révélation. Les profs chantent. On rentre, je crois bien, je suis fatigué, et pendant ce temps &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Everybody loves saturday night&lt;/span&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pendant tout ce temps, je sentais que tout ça avait un goût de conclusion. Ces trois années. Un peu comme un 6 juin 2004, mais pour les trois années de lycée. C'était un peu amer vers la fin. On était arrivés, on a récupéré nos sacs et j'ai regardé tout le monde partir de son côté. Et puis je suis rentré, quelques souvenirs sous les bras et des ammonites de quelques millions d'années dans mon sac.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22090758-114849800609667581?l=adorables-annees.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adorables-annees.blogspot.com/feeds/114849800609667581/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22090758&amp;postID=114849800609667581&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114849800609667581'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114849800609667581'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adorables-annees.blogspot.com/2006/05/un-aroport-o-personne-ne-mattend.html' title='Un aéroport où personne ne m&apos;attend.'/><author><name>K.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22090758.post-114789137798853249</id><published>2006-05-17T20:17:00.000+02:00</published><updated>2006-05-17T20:42:58.013+02:00</updated><title type='text'>Je n'attends plus que les choses viennent d'elles-mêmes.</title><content type='html'>Nous sommes le 17 mai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 17 mai. La fin de semaine en Normandie, on va observer des bassins sédimentaires et des carrières. Sous la pluie. La pluie de début d'été, la fraîcheur du climat océanique. Lorsqu'on reviendra, on sera le 20, le 21. Beaucoup, beaucoup trop de boulot. Les révisions, parce qu'il faut bien les entamer, ne pourront pas débuter avant la dernière semaine. C'est impossible. C'est intenable. On va pas y arriver, non on va pas y arriver. Réviser un jour par matière, vous croyez que c'est faisable ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah ben oui c'est faisable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca casse tout mon post. En fait, quand j'y pense. On va prendre une journée pour la physique-chimie. Une pour les maths. Une pour la bio. L'anglais et l'allemand ne se révisent pas. Il faut juste s'imprégner de la langue la veille. L'histoire géo. On va dire 3 jours. 3 jours intensifs. Il reste la philo, qu'on relira la veille. Histoire géo et physique dans la même journée, misère ! Il me reste deux jours vides, mais comme je me connais, je vais traîner. Oui oui, même la dernière semaine, on n'a peur de rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah ben. Voilà, maintenant que j'ai dit ça, comment voulez-vous que je réussisse à me mettre la pression pour me mettre au boulot ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon agenda commence à se griffonner avec les adresses mails des profs, des sites à consulter pour les examens de TP, des demi-équations électroniques atterrissent au beau milieu de la page du mercredi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des sourires, le soleil qui ride la paupière. L'herbe fraîchement tondue colle aux baskets. Une enveloppe bleu ciel au retour du lycée, grand sourire avant même de voir l'expéditeur. Des sms au retour de la douche, qui me font demander "euh pardon, tu disais quoi ?", parce que. Des regards avec elle qu'on ne s'échange pas, qu'on ne s'échange plus. Elle s'éloigne, pas seulement de moi, de nous. C'est un petit groupe qui vole en éclats. J. a un pied à Compiègne et un à Lyon, H. sera à Paris et moi aussi, et V. a déjà son appartement qui l'attend à Versailles. L'échéance du bac ne me fait pas peur, c'est juste qu'après tout sera fini. Il y en a tant que je ne reverrai plus jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pas encore tout perdu. Mais je vais tout perdre. Tous ceux-là, j'en suis certain. Complètement certain, c'est inévitable. La mèche est déjà allumée et bien entamée. A cause de tout ça. A cause de moi. A cause d'elle. On n'avait pas le droit de leur faire ça. On n'avait pas le droit de se faire ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis coupable.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22090758-114789137798853249?l=adorables-annees.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adorables-annees.blogspot.com/feeds/114789137798853249/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22090758&amp;postID=114789137798853249&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114789137798853249'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114789137798853249'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adorables-annees.blogspot.com/2006/05/je-nattends-plus-que-les-choses.html' title='Je n&apos;attends plus que les choses viennent d&apos;elles-mêmes.'/><author><name>K.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22090758.post-114753655322718439</id><published>2006-05-13T17:18:00.000+02:00</published><updated>2006-05-13T18:09:13.536+02:00</updated><title type='text'>Rattrapez ceux qui fuient la vie et dites leur qu'on reste ouvert.</title><content type='html'>J'ai envie d'autre chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que c'est trop étroit par ici. Parce que j'ai envie de la fissurer, cette cage de verre. Toute ronde et toute lisse. Ca fait &lt;span style="font-style: italic;"&gt;clang clang&lt;/span&gt; comme une vieille bouteille quand tu tapes.  Tout ça, c'est &lt;span style="font-style: italic;"&gt;trop&lt;/span&gt;. C'est trop, ça déborde, c'est un temps qui se termine, je l'ai déjà dit. C'est pas sérieux tout ça. Non, c'est trop sérieux, c'est trop tôt, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;donnez-moi mon adolescence&lt;/span&gt; je voudrais crier, comme j'ai tant crié &lt;span style="font-style: italic;"&gt;donnez-moi mon enfance&lt;/span&gt;. Oisif, tout ça pour finir par dire &lt;span style="font-style: italic;"&gt;je voudrais grandir&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est trop tard en fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ça c'est terminé. On est tous grands. Je ne veux pas savoir ce que ça veut dire. Une vie qui se remplit à moitié, au hasard de quelques gouttes, quelques perles. Qui s'infiltrent vaguement à travers les fissures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu m'as tiré là-bas. Vers le haut, vers ces histoires et ces vies tristes, vers ces désespoirs et ces silences lourds. Vers cette bulle adulte, là où tu vis un peu, mais pas tout à fait ; tu sens le déséquilibre et la paranoïa, c'est la vie qui t'a déjà beaucoup trop esquintée. Vers le bas, vers mes propres peurs, ma paranoïa aussi. Tu m'as rappelé un peu que l'équilibre instable, c'était quand on était tout en haut. Tu es mon introduction, mon appel à la vie, l'adversaire de mes nuits. J'ai soulevé la pierre et ce qu'il y avait en-dessous m'a bouffé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai été trop curieux. Désormais, je ne soulève plus les pierres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu fais partie du passé. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tu n'es plus qu'une pauvre épave&lt;/span&gt;. C'est peut-être stupide et ça n'a sans doute aucun sens, mais je te veux dans mon avenir. Parce qu'il n y a que vous. Vous trois. Vous êtes les seuls et avec vous je ne veux personne d'autre. Je ne veux pas perdre, je n'aime pas les défaites. Il ne me faut rien d'autre que vous, mes repères, les yeux bandés. Avec ou sans toi, je n'y crois pas. Dans ma bouche, ça n'a jamais voulu rien dire et les jolis mots ne sont pas pour moi. Alors cherchez-y un sens - parce que ça ne veut rien dire - votre signification, et seulement la vôtre, posez vos conditions comme ça vous chante. Je vous aime, et je t'aime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si vous ne lirez jamais ça.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22090758-114753655322718439?l=adorables-annees.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adorables-annees.blogspot.com/feeds/114753655322718439/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22090758&amp;postID=114753655322718439&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114753655322718439'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114753655322718439'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adorables-annees.blogspot.com/2006/05/rattrapez-ceux-qui-fuient-la-vie-et.html' title='Rattrapez ceux qui fuient la vie et dites leur qu&apos;on reste ouvert.'/><author><name>K.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22090758.post-114719205974277960</id><published>2006-05-09T18:27:00.000+02:00</published><updated>2006-05-10T18:07:14.803+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>C'est pas beau ici, attendez, c'est pas terminé...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Edit : C'est presque fini... (merci)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22090758-114719205974277960?l=adorables-annees.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adorables-annees.blogspot.com/feeds/114719205974277960/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22090758&amp;postID=114719205974277960&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114719205974277960'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114719205974277960'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adorables-annees.blogspot.com/2006/05/cest-pas-beau-ici-attendez-cest-pas.html' title=''/><author><name>K.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22090758.post-114667012680718747</id><published>2006-05-03T17:10:00.000+02:00</published><updated>2006-05-07T19:47:36.673+02:00</updated><title type='text'>Et tu t'éteins.</title><content type='html'>&lt;em&gt;Tu t'en vas à  la dérive&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Sur la rivière du souvenir&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Et moi, courant sur la rive,&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Je te crie de revenir&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Mais, lentement, tu t'éloignes&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Et dans ma course éperdue,&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Peu à  peu, je te regagne&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Un peu de terrain perdu.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;De temps en temps, tu t'enfonces&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Dans le liquide mouvant&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Ou bien, frôlant quelques ronces,&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Tu hésites et tu m'attends&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;En te cachant la figure&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Dans ta robe retroussée,&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;De peur que ne te défigurent&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Et la honte et les regrets.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Tu n'es plus qu'une pauvre épave,&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Chienne crevée au fil de l'eau&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Mais je reste ton esclave&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Et plonge dans le ruisseau&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Quand le souvenir s'arrête&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Et l'océan de l'oubli,&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Brisant nos coeurs et nos têtes,&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;A jamais, nous réunit.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;(Gainsbourg, La noyée)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suppose qu'à  un moment il faut se résigner. Ces mots se cognent à  l'intérieur de ma boîte crânienne depuis quelques jours. Sans comprendre. Comment peut-on, en essayant. L'insolvable équation de l'autre. Pourquoi c'est si difficile, de se dire, tant pis, de regarder ailleurs. Je fais des yeux une berceuse, je fais des silences des lames de rasoir. Je joue au funambule sur la terre ferme. Et les autres, et ce petit corps las leur ferait presque pitié. Je n'oublierai pas ton nom. Et si la terre de nous aime pas. J'aimerais bien pleurer les larmes d'une capitulation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pas la peine, ça sert à  rien, te fatigue pas ! J'espérais que tu viennes. Et alors ? Qu'est-ce que t'en sais ? &lt;em&gt;Pourquoi ? Pourquoi ?? Arrète. Fais pas ça. Je t'en supplie.&lt;/em&gt; Parce que tu crois que c'est facile ? Je ferai tout ce que je peux pour t'aider. Tu te fous de moi ? Tu me prends pour qui ? T'es pas parfait, tu sais. Si c'est pour que tu te poses tout le temps des questions, c'est pas la peine, te fatigue pas. &lt;em&gt;Pourquoi ?&lt;/em&gt; Mais qu'est-ce qu'il te faut à  la fin ? Arrète d'utiliser de grands mots pour des situations qui ne le nécessitent pas. &lt;em&gt;Oublie tout tout tout...&lt;/em&gt; [Les mots qu'on ne peut pas taire.]&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22090758-114667012680718747?l=adorables-annees.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adorables-annees.blogspot.com/feeds/114667012680718747/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22090758&amp;postID=114667012680718747&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114667012680718747'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114667012680718747'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adorables-annees.blogspot.com/2006/05/et-tu-tteins.html' title='Et tu t&apos;éteins.'/><author><name>K.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22090758.post-114631482796919613</id><published>2006-04-29T14:08:00.000+02:00</published><updated>2006-04-29T14:47:13.426+02:00</updated><title type='text'>Les lendemains qui chantent.</title><content type='html'>J'entends des jours meilleurs, je goûte des solos de guitare qui résonnent doucement au creux des oreilles. Vent chante. C'est le bruit du lointain, et des feuilles et du silence, on ferme les yeux et on a Verlaine. Pots de fleurs tombés à la renverse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'inspire de grandes bouffées d'air froid et je les sens entrer jusqu'aux plus petites bronchioles. Et je me sens revivre, comme à la fin d'un été passé très vite, que la température retombe et qu'il fait nuit un peu plus tôt. Comme seul sous une couverture, avec du piano dans les enceintes et un thé avec deux sucres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était bien et j'ai envie de vivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De tout ça, je retiendrai les après-midis dans l'obscurité du salon, je retiendrai les journées à Paris, à tourner en rond dans le treizième en faisant celui qui sait très bien où il va, le palais de Tokyo, parce que putain je serais resté là des heures à vibrer dans cette installation video, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Chemtraum&lt;/span&gt;, allongé à guetter la suite, le moka avec de la mousse sur les lèvres, les cappucinos et autres expressos, je retiendrai les cinémas, et les accoudoirs qu'on peut rabattre, les baisers au sommet des Buttes-Chaumont. Et j'oublierai le reste, les larmes au téléphone, les cris, les engueulades, les annulations d'un peu tout, les inquiétudes, les incompréhensions, les tensions, les rancunes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[De l'or ici et là. Avec ou sans toi.]&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22090758-114631482796919613?l=adorables-annees.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adorables-annees.blogspot.com/feeds/114631482796919613/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22090758&amp;postID=114631482796919613&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114631482796919613'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114631482796919613'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adorables-annees.blogspot.com/2006/04/les-lendemains-qui-chantent.html' title='Les lendemains qui chantent.'/><author><name>K.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22090758.post-114599053284987352</id><published>2006-04-25T20:19:00.000+02:00</published><updated>2006-04-25T20:42:12.870+02:00</updated><title type='text'>Que tu reviennes.</title><content type='html'>Je ne sais pas ce qui se passe, je n'ai vraiment aucune idée de ce qui va se passer.&lt;br /&gt;Tout ça, ça fait bizarre, cet espèce de retour à la réalité, celui qu'on a quand on revient de vacances, celui qu'on a au réveil, celui qu'on a quand le goût de la solitude revient un peu. Le goût d'une eau toute caillouteuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;J'ai envie d'autre chose.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce leitmotiv, c'est ce à quoi je m'accroche. Comme il me faut toujours quelque chose, une bouée qui fera que. Le courant nous entraîne, mais au moins on coulera pas en même temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les gens autour de moi, ce sont des ombres et j'ai l'impression que tout se fane, et que certains espoirs - que je n'ai jamais remis en question, j'avais peur de ne pas y croire au fond - sont en train de se tordre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fond on est bien seul.&lt;br /&gt;Au milieu d'eux je me sens seul. Je les imaginais, jamais loin, et tout ça n'aurait pas volé en éclat. Les amitiés de lycée, on y croit, on veut y croire, on pense y croire. On s'imagine, dans l'appartement d'un ou une amie, à la lueur d'une petite ampoule incandescente, autour d'une table minuscule, on s'imagine, à parler de nos études, on se voit dire, je vous présente Untel, il est en hypokhâgne, voilà Unetelle qui est en prépa bio au lycée Hoche, et puis elle, elle est en licence de lettres modernes, et puis lui il est dans une école, à Lyon, et puis elle, qui retape sa première année de médecine. On s'imagine avec eux, on s'appellerait et puis on irait boire un café dans le cinquième. Ce simulacre de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;vie &lt;/span&gt;que j'ai construit n'existe nulle part.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Envie d'autre chose, et d'autres personnes peut-être. Je n'aurais pas pu l'envisager auparavant. Et puis finalement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans tout ça, il y avait déjà beaucoup d'inespéré. Des choses que je n'attendais pas, que je n'attendais plus. Ces trois années de lycée commencent à s'essoufler et je crois bien qu'on arrive au bout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, finalement, je crois qu'elle ne reviendra pas. Ni comme avant, ni comme pendant, ni comme un après mieux qu'avant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[C'est du vent que je désire.]&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22090758-114599053284987352?l=adorables-annees.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adorables-annees.blogspot.com/feeds/114599053284987352/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22090758&amp;postID=114599053284987352&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114599053284987352'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114599053284987352'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adorables-annees.blogspot.com/2006/04/que-tu-reviennes.html' title='Que tu reviennes.'/><author><name>K.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22090758.post-114582049567096635</id><published>2006-04-23T21:23:00.000+02:00</published><updated>2006-04-23T21:28:15.680+02:00</updated><title type='text'>.</title><content type='html'>Merci, à tout ceux qui ont su, voulu, essayé sans réussir écouter. De près, de loin, un tout petit peu, beaucoup. Merci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J. C. A. V. K. H. J. B.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes anonymes. Vous ne savez pas ce que vous m'offrez.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22090758-114582049567096635?l=adorables-annees.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adorables-annees.blogspot.com/feeds/114582049567096635/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22090758&amp;postID=114582049567096635&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114582049567096635'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114582049567096635'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adorables-annees.blogspot.com/2006/04/blog-post.html' title='.'/><author><name>K.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22090758.post-114563619460356489</id><published>2006-04-21T17:42:00.000+02:00</published><updated>2006-04-21T18:16:34.653+02:00</updated><title type='text'>A présent.</title><content type='html'>Il n'y a pas si longtemps, quand je m'en suis sorti, je me suis dit que je ne retomberais jamais là-dedans, et que je m'accrocherais en permanence à cette idée, la vie est grande et belle, même quand je n'y croyais pas. Même quand tout me poussait à penser le contraire.&lt;br /&gt;Se forcer à aimer la vie, à l'aimer coûte que coûte. Sauter à pieds joints dans les flaques d'eau.&lt;br /&gt;Bouffer cette putain de vie qui nous en fait baver.&lt;br /&gt;Toutes ces mauvaises pensées que j'avais envoyées aux oubliettes. Elles ont pas le droit de revenir, pas maintenant, jamais.&lt;br /&gt;Tout va bien tout va bien tout va bien.&lt;br /&gt;Expliquez-moi pourquoi on est toujours obligés de se dire des trucs pareils. Au fond personne n'y croit.&lt;br /&gt;Tout ce que je veux, c'est dormir en permanence. C'est pas compliqué, on devrait pouvoir au moins choisir ça. Se cogner à la réalité, se relever. S'y cogner encore, jusqu'à la mort. C'est con.&lt;br /&gt;(C'est pas le moment de jouer l'ado dépressif, je vais avoir l'air con comme un cliché. Mais.)&lt;br /&gt;Je veux voir des gens heureux.&lt;br /&gt;Je voudrais une pensine pour virer tout ça. Ou bien j'aurais peut-être dû la demander, cette école, à Lyon.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22090758-114563619460356489?l=adorables-annees.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adorables-annees.blogspot.com/feeds/114563619460356489/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22090758&amp;postID=114563619460356489&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114563619460356489'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114563619460356489'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adorables-annees.blogspot.com/2006/04/prsent.html' title='A présent.'/><author><name>K.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22090758.post-114546500199389389</id><published>2006-04-19T18:31:00.000+02:00</published><updated>2006-04-19T18:43:22.036+02:00</updated><title type='text'>L'attente est un prélude sur le mode mineur.</title><content type='html'>Les réveils avaient un goût répugnant. Un goût de ciel gris et de nuages bas. Poisseux, et ils donnaient soif.&lt;br /&gt;On s'abrutit, on pense à autre chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout va bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fait doux. On commence à voir le soleil, un chat errant dort dans mon jardin l'après-midi. Les gens commencent à ouvrir les fenêtres. Chant des oiseaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les jours se ressemblent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Garder précieusement tous les textos, mails, etc. Parce que. Sans mettre le feu, enterrer doucement la boîte.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les journées ont un goût de futur. Être bercé, lentement, et peut-être. Je vous parlerai d'espoir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22090758-114546500199389389?l=adorables-annees.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adorables-annees.blogspot.com/feeds/114546500199389389/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22090758&amp;postID=114546500199389389&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114546500199389389'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114546500199389389'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adorables-annees.blogspot.com/2006/04/lattente-est-un-prlude-sur-le-mode.html' title='L&apos;attente est un prélude sur le mode mineur.'/><author><name>K.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22090758.post-114513010781645990</id><published>2006-04-15T21:35:00.000+02:00</published><updated>2006-04-15T21:41:47.826+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/4561/711/1600/Maintenant%20ou%20jamais%20des%20voyages%20au%20paradis%202.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4561/711/320/Maintenant%20ou%20jamais%20des%20voyages%20au%20paradis%202.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Maintenant ou jamais des voyages au paradis.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22090758-114513010781645990?l=adorables-annees.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adorables-annees.blogspot.com/feeds/114513010781645990/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22090758&amp;postID=114513010781645990&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114513010781645990'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114513010781645990'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adorables-annees.blogspot.com/2006/04/maintenant-ou-jamais-des-voyages-au.html' title=''/><author><name>K.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22090758.post-114503336950962210</id><published>2006-04-14T18:03:00.000+02:00</published><updated>2006-04-14T18:49:29.523+02:00</updated><title type='text'>Détestables années.</title><content type='html'>Comment dire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces journées sont si floues. Avec des mains qui tremblent et des voix qui tremblent et des vies qui tremblent. Se réfugier dans le sommeil, comme quand j'étais petit et que j'entendais mes parents se disputer, se réfugier dans le sommeil, comme le jour du nouvel an, se réfugier dans les parfums, son parfum est encore si proche, si proche, parfums de nos années mortes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout résonne, bourdonnement aigu dans mon oreille droite. Je sens que je n'ai plus aucune force dans mes jambes. Bras qui tremblent on dirait Parkinson.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pensées qui se bousculent, on pourrait essayer comme ça, être les meilleurs amis du monde, ou se dire bonjour le matin et se faire la bise, ou alors on pourrait se dire adieu et ne plus jamais se parler, ou alors on pourrait dire qu'on met tout ça sur pause et qu'on verra après.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ça. Remettre de l'ordre dans les étagères, bibliothèque d'idées et de pensées oubliées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était quoi tout ça ? Rêve... interlude ? Pourquoi t'es dans cet état puisque tu savais que ça se passerait comme ça tôt ou tard ? C'était inéluctable. Et tu le sais depuis le début.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui je savais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non ça n'empêche pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant, c'est la fin d'une phase de ma vie. Et comme toute fin, c'est difficile, mais seule la suite pourra dire "c'était bien".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis merde, pourquoi, pourquoi je suis si raisonnable, comme si tout ça c'était si facile. Comme si c'était rien, comme si, je sais pas. J'aurais envie de lui dire. Pourquoi t'arrives pas à faire abstraction de tout ça, pourquoi tu la laisses tout détruire ? Tu vas la laisser agir comme ça encore longtemps ? Elle peut pas... moi aussi je la déteste, je la hais, comme toi. Je voudrais qu'elle disparaisse. Tout ça, tout ça, je n'arrive pas à le supporter...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ces choses que tu me dis, je n'arrive pas non plus. J'ai l'impression que c'est des mensonges tout ça. Que tes raisons sont un bouclier. Que de toute façon, il y aura quelqu'un d'autre pour me remplacer, très vite. Que tu lui diras les mêmes choses qu'à moi et que tu lui feras les mêmes choses. Que tout ça, ça comptait pas, que tu lui feras des bisous esquimaux et qu'il sentira tes cheveux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et tout ça, je ne le supporte pas. Oui, je suis égoïste, oui. Tu pourrais même m'en vouloir pour ça. Et pour t'avoir tout dit aussi. Je sais pas si je voudrais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que tout disparaisse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[...]&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22090758-114503336950962210?l=adorables-annees.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adorables-annees.blogspot.com/feeds/114503336950962210/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22090758&amp;postID=114503336950962210&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114503336950962210'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114503336950962210'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adorables-annees.blogspot.com/2006/04/dtestables-annes.html' title='Détestables années.'/><author><name>K.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22090758.post-114470796580221489</id><published>2006-04-11T00:18:00.000+02:00</published><updated>2006-04-11T00:26:05.803+02:00</updated><title type='text'>La belle affaire.</title><content type='html'>J'aimerais bien donner un coup d'éponge sur ma vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hop.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après, ça sentirait juste le citron.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22090758-114470796580221489?l=adorables-annees.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adorables-annees.blogspot.com/feeds/114470796580221489/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22090758&amp;postID=114470796580221489&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114470796580221489'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114470796580221489'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adorables-annees.blogspot.com/2006/04/la-belle-affaire.html' title='La belle affaire.'/><author><name>K.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22090758.post-114459568974814129</id><published>2006-04-09T15:43:00.000+02:00</published><updated>2006-04-09T17:14:50.920+02:00</updated><title type='text'>Comptine d'un autre été.</title><content type='html'>Très haut dans le ciel, je regarde un oiseau qui décrit des cercles, au-dessus de chez moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie sur pause.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je joue au funambule avec la vie. Je joue avec les fils comme je me pends. Aux toiles d'araignée, comme un mauvais rêve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ce n'est pas la fin, c'est le commencement. Enfin j'espère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Moi-même, je ne suis pas tout à fait sûr d'y croire. J'ai un peu perdu d'optimisme, c'est vrai, je sais pas trop ce qui se passe en ce moment, j'ai l'impression de vivre un de ces moments dont on se souvient avec nostalgie ensuite, un peu [la fin d'un rêve] une aube, une nouvelle vie qu'on ne me donne pas, qui se présente, on se dégourdira les jambes au réveil, les yeux un peu collés, les rêves on les oubliera un peu, et puis on boira un grand verre de volvic, à la tienne, le soleil qui s'infiltre entre les lamelles du store vénitien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je veux que la vie me brûle la peau.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22090758-114459568974814129?l=adorables-annees.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adorables-annees.blogspot.com/feeds/114459568974814129/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22090758&amp;postID=114459568974814129&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114459568974814129'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114459568974814129'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adorables-annees.blogspot.com/2006/04/comptine-dun-autre-t.html' title='Comptine d&apos;un autre été.'/><author><name>K.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22090758.post-114417646079496634</id><published>2006-04-04T20:24:00.000+02:00</published><updated>2006-04-04T20:47:41.556+02:00</updated><title type='text'>Eclats d'une vie qu'on rafistole.</title><content type='html'>Ma chambre est faite d'un carré bleu en forme de ciel. Quand j'écarte le rideau, il passe son bras par la fenêtre. On entend les oiseaux. On ouvre un peu plus les fenêtres, et les herbes hautes commencent à picoter les chevilles. Le vent est encore un peu froid, en avril ne te découvre pas d'un fil, et j'ai les mains qui deviennent moins sèches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout, tout paraît si loin. On sort de l'hiver, ça doit être ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la vraie vie est à venir, c'est comme si je l'attendais toujours. Alors que je le sais, c'est là, maintenant. Plus que jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout a toujours été si difficile. La vie nous en a filé, des coups, pourquoi a-t-on cru qu'on ne s'en relèverait jamais, pourquoi ai-[je]-cru que je ne m'en sortirais jamais. Et là, tout est bien, tout est plat, le temps file file file à une vitesse incroyable, et j'ai l'impression que tout doit durer comme ça pour une éternité encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Euh...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je veux mon été, je veux être en sandales sur la plage, je veux mes cigales et la nuit fraîche, je veux l'odeur des viandes grillées, je veux les enfants qui jouent dans la rue, je veux les nuits dans un grand lit avec fenêtre ouverte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai pas très envie de partir loin d'ici, en fait. J'aurais bien aimé prendre mon temps, pour mon dernier été d'enfant. Avant d'entrer chez les grands.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'appréhende mon été aux Etats-Unis, et la famille là-bas qui me fait déjà très peur. Je ne sais pas comment ils vont se comporter. S'ils vont m'apprécier. Et je ne tiendrai pas deux mois si ça se passe mal. Et quelle liberté vont-ils m'accorder ? Vous avez une idée de la distance New York-Boston ou...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22090758-114417646079496634?l=adorables-annees.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adorables-annees.blogspot.com/feeds/114417646079496634/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22090758&amp;postID=114417646079496634&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114417646079496634'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114417646079496634'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adorables-annees.blogspot.com/2006/04/eclats-dune-vie-quon-rafistole.html' title='Eclats d&apos;une vie qu&apos;on rafistole.'/><author><name>K.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22090758.post-114347899973266456</id><published>2006-03-27T18:51:00.000+02:00</published><updated>2006-03-27T19:03:19.743+02:00</updated><title type='text'>Reset.</title><content type='html'>Aujourd'hui ma cuisine a pris feu, mon couple a survécu, on a mangé des haricots verts à la cantine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;(J'avais préparé un long post et tout, mais j'ai trouvé que ça, ça résumait bien mieux tout ce qu'il y avait à dire.)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22090758-114347899973266456?l=adorables-annees.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adorables-annees.blogspot.com/feeds/114347899973266456/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22090758&amp;postID=114347899973266456&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114347899973266456'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114347899973266456'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adorables-annees.blogspot.com/2006/03/reset.html' title='Reset.'/><author><name>K.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22090758.post-114314156927724711</id><published>2006-03-23T20:05:00.000+01:00</published><updated>2006-03-23T20:19:29.330+01:00</updated><title type='text'>Monoprix ferme à vingt heures.</title><content type='html'>Mardi est fait de bouches qui se tordent, de boules au milieu du ventre, de lèvres qui se touchent, tout doucement, de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pardon &lt;/span&gt;et de larmes, de regards furieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mercredi est fait de tremblements, de doutes, de craintes. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je n'abandonne pas, je ne me résigne pas, juste autant qu'un poursuivi qui sent que ses poursuivants le rattrapent. &lt;/span&gt;Mercredi est fait de désespoir et de larmes qui se cachent dans le creux des mains. De sourires tout doux aussi.&lt;br /&gt;[Et on dit pas des mots d'amour pour passer le temps]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeudi est fait d'aveux.&lt;br /&gt;De sommeil aussi, pour oublier, c'est comme ça que je fais moi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22090758-114314156927724711?l=adorables-annees.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adorables-annees.blogspot.com/feeds/114314156927724711/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22090758&amp;postID=114314156927724711&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114314156927724711'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114314156927724711'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adorables-annees.blogspot.com/2006/03/monoprix-ferme-vingt-heures.html' title='Monoprix ferme à vingt heures.'/><author><name>K.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22090758.post-114288071618038086</id><published>2006-03-20T19:36:00.000+01:00</published><updated>2006-03-20T19:51:56.206+01:00</updated><title type='text'>Moi qui n'ai jamais rien su faire Je veux te sortir de l'hiver.</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tu n'as pas le droit d'aller mal. La vie est grande et belle. Ce n'est pas la fin. Ce n'est jamais la fin, tu sais. Tant qu'on est là.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alice. Alice a quinze ans. Elle parle plus fort que les autres, un peu, elle a une grosse bouche et des lunettes rondes. Elle est petite et elle a les cheveux très longs.&lt;br /&gt;Alice est plutôt drôle, elle a de l'esprit et puis elle n'a pas sa langue dans sa poche. Parfois elle devient lourde, mais parfois seulement. Fatigante.&lt;br /&gt;Elle est jalouse de ses soeurs, ses deux grandes soeurs, qui vivent plus qu'elle, qui sont plus complices aussi, qui ont le droit de faire bien plus de choses, et puis. Alice s'enferme souvent dans sa chambre.&lt;br /&gt;Le monde ne tourne pas autour d'elle.&lt;br /&gt;C'est une fille très intelligente. Elle a un avis sur tout, aussi. Souvent puéril, mais prononcé. Elle campe sur ses positions, on écoute ce qu'elle dit mais la réciproque n'est pas vraie.&lt;br /&gt;Alice me donne l'image d'une fille seule, elle me fait penser à sa mère.&lt;br /&gt;J'ai l'impression qu'elle me déteste.&lt;br /&gt;Alice et moi, on se ressemble un peu.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22090758-114288071618038086?l=adorables-annees.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adorables-annees.blogspot.com/feeds/114288071618038086/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22090758&amp;postID=114288071618038086&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114288071618038086'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114288071618038086'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adorables-annees.blogspot.com/2006/03/moi-qui-nai-jamais-rien-su-faire-je.html' title='Moi qui n&apos;ai jamais rien su faire Je veux te sortir de l&apos;hiver.'/><author><name>K.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22090758.post-114262380714446448</id><published>2006-03-17T20:23:00.000+01:00</published><updated>2006-03-17T20:30:07.160+01:00</updated><title type='text'>Regarde-toi la lune est rousse Comme toi.</title><content type='html'>Ces derniers jours, un peu rien, c'est ce qu'il y a de plus triste.&lt;br /&gt;Un mois et un jour.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22090758-114262380714446448?l=adorables-annees.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://adorables-annees.blogspot.com/feeds/114262380714446448/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22090758&amp;postID=114262380714446448&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114262380714446448'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22090758/posts/default/114262380714446448'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://adorables-annees.blogspot.com/2006/03/regarde-toi-la-lune-est-rousse-comme.html' title='Regarde-toi la lune est rousse Comme toi.'/><author><name>K.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
