14 avril 2006

Détestables années.

Comment dire...

Ces journées sont si floues. Avec des mains qui tremblent et des voix qui tremblent et des vies qui tremblent. Se réfugier dans le sommeil, comme quand j'étais petit et que j'entendais mes parents se disputer, se réfugier dans le sommeil, comme le jour du nouvel an, se réfugier dans les parfums, son parfum est encore si proche, si proche, parfums de nos années mortes.

Tout résonne, bourdonnement aigu dans mon oreille droite. Je sens que je n'ai plus aucune force dans mes jambes. Bras qui tremblent on dirait Parkinson.

Pensées qui se bousculent, on pourrait essayer comme ça, être les meilleurs amis du monde, ou se dire bonjour le matin et se faire la bise, ou alors on pourrait se dire adieu et ne plus jamais se parler, ou alors on pourrait dire qu'on met tout ça sur pause et qu'on verra après.

Tout ça. Remettre de l'ordre dans les étagères, bibliothèque d'idées et de pensées oubliées.

C'était quoi tout ça ? Rêve... interlude ? Pourquoi t'es dans cet état puisque tu savais que ça se passerait comme ça tôt ou tard ? C'était inéluctable. Et tu le sais depuis le début.

Oui je savais.

Non ça n'empêche pas.

Maintenant, c'est la fin d'une phase de ma vie. Et comme toute fin, c'est difficile, mais seule la suite pourra dire "c'était bien".

Et puis merde, pourquoi, pourquoi je suis si raisonnable, comme si tout ça c'était si facile. Comme si c'était rien, comme si, je sais pas. J'aurais envie de lui dire. Pourquoi t'arrives pas à faire abstraction de tout ça, pourquoi tu la laisses tout détruire ? Tu vas la laisser agir comme ça encore longtemps ? Elle peut pas... moi aussi je la déteste, je la hais, comme toi. Je voudrais qu'elle disparaisse. Tout ça, tout ça, je n'arrive pas à le supporter...

Et ces choses que tu me dis, je n'arrive pas non plus. J'ai l'impression que c'est des mensonges tout ça. Que tes raisons sont un bouclier. Que de toute façon, il y aura quelqu'un d'autre pour me remplacer, très vite. Que tu lui diras les mêmes choses qu'à moi et que tu lui feras les mêmes choses. Que tout ça, ça comptait pas, que tu lui feras des bisous esquimaux et qu'il sentira tes cheveux.

Et tout ça, je ne le supporte pas. Oui, je suis égoïste, oui. Tu pourrais même m'en vouloir pour ça. Et pour t'avoir tout dit aussi. Je sais pas si je voudrais.

Que tout disparaisse.

[...]

18:03. Un souffle, 2 soupir(s) et une éternité de silence.

Je m'appelle toujours K., j'entre en prépa scientifique au lycée Henri IV et je viens d'avoir mon bac à 18,13 (parce que je suis prétentieux et fier). Je suis parti à New York, j'ai vu, j'suis revenu. Et c'est quand je suis ici, que je prends des vacances de la vie.

Quelque part entre ici et là-bas

  • Je pense : que ça faisait des mois que j'avais pas mis cette partie à jour uu'
  • J'aimerais : arrêter le temps - voir du soleil - être un cliché.
  • J'ai peur : de la rentrée et des grands-méchants-préparationnaires.
  • J'attends : les vacances prochaines ^^
  • Ca m'fait sourire : les vacances précédentes.
  • J'en ai marre : d'avoir des bouquins de philo à lire.